Bonjour à tous. Quelques mots de Barcelone. Tout d'abord, je modifie mon programme et vais rester à Barcelone jusqu'à début décembre. Car la ville me plait, et qu'il y a un certain nombre de choses à y poursuivre, à explorer et à créer. Entre autre, terminer le "Ronda verda", l'itinéraire cycliste faisant le tour de la ville. Car une crevaison à interrompu la deuxième journée. C'est donc partie remise. Et last but not least, la presence d'amis a bord, pour quelques jours ou une soirée a égayée la période. Les photos suivent. Merci pour votre intérêt et a bientôt.
Après deux bonnes semaines de retard, au bas mot, et deux heures et demie aujourd'hui, ça y est, c'est parti. Quatre heures de navigation sur une mer d'huile, sous un beau soleil et une température très agréable. Revers de la médaille, il n'y avait pas de vent. Enfin pas assez pour les 12 tonnes de Liane. Donc quatre heures de moteur. Pour un grand voyage à la voile, ce n'est pas l'idéal. Mais ce n'est pas grave, je suis parti. Enfin. En réalité, le départ est l'aboutissement de multiples autres départs. Intellectuellement, j'étais déjà en mouvement depuis plusieurs mois. Et tout cela aboutit au "départ". Au vrai, au seul. Celui où l'on sait que l'on ne reviendra pas avant longtemps. Celui où l'on solde son compte au chantier. Celui où l'on remet son passe du port. Celui qui rassemble spontanément tous les copains de ponton. Celui pour lequel la gorge est nouée. Certes, Port Camargue - Sète n'est pas...
Ça y est, tout est prêt, nous pouvons quitter Rota, direction la Méditerranée via le détroit de Gibraltar. Un moment clé de notre périple. Il est 16h lorsque nous larguons les amarres. Sortie de port sans difficulté, et passage sous voile sitôt passé la jetée. Voiles que nous gardons jusqu'après le Cap de Trafalgar. Il fait nuit lorsque nous l'atteignons, et le vent est contraire dans le détroit. Nous passons donc au moteur. La nuit est claire, il n'y a pas trop de cargos dans le rail. Même s'ils sont à bonne distance, moins il y en a, mieux c'est. Derrière moi, un autre voilier va dans la même direction. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, lui aussi est au moteur. Le passage se fait sans encombre, même si les vitesses escomptées avec les courants sont en deçà de nos attentes. Il est vrai que nous avons une bonne heure de retard sur notre programme calculé sur la marée de Gibraltar, de façon à profiter des courants favorables. Le sens de...
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