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Deux caps et un coup de tabac.

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C'est donc dans les meilleures dispositions que nous quittons Almérimar après une courte escale réparatrice. L'objectif de cette nouvelle navigation est Javea, un petit port à l'extrémité sud du Golfe de Valence. Cela permettrait de passer de la façade sud de la péninsule ibérique à sa façade est. Ce serait notre avant-dernière étape avant Barcelone, mais une erreur tactique en décidera autrement. Depuis le départ de Rabat, je consultais la météo marine espagnole, en particulier pour l'approche de Gibraltar. Il y a bien sûr un bulletin littéral en espagnol, mais il y a aussi et surtout une carte interactive qui permet d'avoir soit la mer du vent et la houle, soit le vent et la « mer totale », c'est-à-dire la résultante de la mer du vent et de la houle. La hauteur de la mer est symbolisée par un code couleur allant du bleu foncé au rouge, en passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, en fonction de la hauteur des vagues. À l'oc...

En mer d'Alboran, again.

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Ça y est, tout est prêt, nous pouvons quitter Rota, direction la Méditerranée via le détroit de Gibraltar. Un moment clé de notre périple.   Il est 16h lorsque nous larguons les amarres. Sortie de port sans difficulté, et passage sous voile sitôt passé la jetée. Voiles que nous gardons jusqu'après le Cap de Trafalgar. Il fait nuit lorsque nous l'atteignons, et le vent est contraire dans le détroit. Nous passons donc au moteur. La nuit est claire, il n'y a pas trop de cargos dans le rail. Même s'ils sont à bonne distance, moins il y en a, mieux c'est. Derrière moi, un autre voilier va dans la même direction. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, lui aussi est au moteur. Le passage se fait sans encombre, même si les vitesses escomptées avec les courants sont en deçà de nos attentes. Il est vrai que nous avons une bonne heure de retard sur notre programme calculé sur la marée de Gibraltar, de façon à profiter des courants favorables. Le sens de...

Rota, une belle escale.

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Nous voilà donc à Rota, un peu par hasard. J'en connaissais le nom car c'est l'autre grande base navale de la marine espagnole après Carthagène. Pas vraiment envie d'y aller. Mais nous y sommes ; et plutôt contents vues les conditions de notre arrivée.   D'emblée l'accueil est aimable. Des passants aideront Grace à ranger le pont et la grand-voile pendant que je remplis les formalités d'arrivée. Au ponton, pas mal de bateaux sont occupés, plutôt par des retraités mais l'accueil est cordial. Bref, bonne ambiance.   Les installations portuaires se partagent entre le port de plaisance d'un côté et le port de pêche de l'autre. Et tout le monde se retrouve à l'entrée des installations, où pas moins de cinq restaurants et bars se partagent une clientèle nombreuse. Ici pas de chichis. Des cartes basées sur les produits de la mer. Poissons grillés, fritures, en plats, en tapas, il y en a à profusion. Des classiques mais cuisinés av...

Rabat Rota. Une navigation difficile.

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La côte atlantique du Maroc est réputée pour être difficile. Parce qu'elle est longue, qu'il n'y a que très peu d'abris et qu'elle est soumise à des vents et courants dominants plutôt favorables pour ceux se rendant au sud. J'y ajouterai une nuée quasi permanente de pêcheurs autour de Rabat et Kénitra. Et les cargos venant du sud-ouest se rendant à Larache.   De notre côté, il fallait remonter vers l'Espagne. À contre-courant donc. Mais en prenant plus au large, les courants sont moins forts. Donc nous irons au large. Et l'on se prépare en conséquence. La fenêtre météo est bonne. Mais pas assez longue pour faire l'intégralité de la traversée dans des conditions calmes. Soit l'on commence dans des conditions de mer assez fortes, soit l'on finit dans des conditions fortes. Je choisis la deuxième option. Nous ne serons pas déçus.   Après avoir fini notre avitaillement, en frais principalement puisque nous avons toujours riz, pole...

Retour à bord.

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Ça y est, nous sommes de retour à bord. En France, au mois d'août, tout est figé. Il ne faut pas espérer faire avancer substantiellement quoi que ce soit. Donc autant être prêt pour la rentrée. Et ramener le navire dans un port qui offrira plus de possibilités pour la suite. Après plus de quatre mois passés en France pour tenter de régler des histoires de famille, on est enfin de retour sur Liane en cette nuit du 4 août. Pour nous, c'est le retour à nos privilèges. Privilège de vivre une vie simple mais libre. Privilège de voyager chez soi. Et ce soir, bonheur d'être à nouveau chez soi. Retrouver la chaleur du carré. Retrouver nos affaires, soigneusement triées. Car un bateau n'est pas extensible. Alors tout ce que l'on a à bord est le résultat d'un choix conscient. Ici pas d'achat compulsif. De consommation « par habitude ». Après quatre mois de vie dans un appartement et une maison, les deux raisonnablement grands, nous nous rendons compt...

Un long silence

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Chers lecteurs et amis,   Vous vous êtes sans doute interrogés sur le silence soudain de ce blog pendant près de deux mois. Un tel silence ne peut qu'engendrer inquiétude et questionnement. Certains m'ont fait l'amitié de me contacter directement pour prendre de mes nouvelles.   Nous nous posions un certain nombre de questions sur la suite à Rabat. La vie s'est chargée de nous donner une réponse radicale. Mon père est décédé le 30 mars. Ma mère âgée ne peut pas rester seule. Tout cela s'organise et prend du temps. Nous avons donc quitté les rivages de l'Atlantique pour ceux du lac Léman, et ce pour une durée indéterminée. Le Spitzberg sera donc pour l'été 2017. Nous serons toutefois de retour le 6 juin à bord de Liane pour une quinzaine de jours.   Avec quelques images du Caire, en hommage à mon père. Merci de votre intérêt et à bientôt.